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2 de maio de 2020

Fábula de La Fontaine..



O Louco que vende Sabedoria

Mantenham distância dos loucos, é o melhor conselho que posso lhes dar. Há muitos na corte e os príncipes gostam deles porque disparam seus chistes contra os teimosos, os tolos e os patifes.
Um Louco ia gritando, pelas ruas e praças, que vendia sabedoria, e muitos crédulos corriam para comprá-la. Fazia estranhas caretas e, depois de tomar-lhes o dinheiro, lhes dava uma bofetada e dois metros de barbante. A maior parte dos enganados se revoltava, mas de que adiantava? Acabavam sendo zombados duplamente: o melhor era rir e ir embora sem dizer nada. Buscar naquilo algum sentido seria levar a sério os mentecaptos. Qual razão explica os atos de um louco? A causalidade é o que movo o cérebro de um transtornado. Mesmo assim, um dos enganados foi procurar um homem erudito, que, sem vacilar, lhe disse: "O barbante e a bofetada têm sim um significado: toda pessoa de bom senso deve manter-se longe dos Loucos e a distância desse cordão. Se não fizer assim, se expõe a tomar uma pancada. O Louco não enganou ninguém: ele realmente vende sabedoria".

Le Fou qui vend la sagesse

Jamais auprès des fous ne te mets à portée:
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Il n'est enseignement pareil
À celui-là de fuir une tête éventée.
On en voit souvent dans les cours :
Le Prince y prend plaisir ; car ils donnent toujours
Quelque trait aux fripons, aux sots, aux ridicules.
Un Fol allait criant par tous les carrefours
Qu'il vendait la sagesse ; et les mortels crédules
De courir à l'achat : chacun fut diligent.
On essuyait force grimaces ;
Puis on avait pour son argent
Avec un bon soufflet un fil long de deux brasses.
La plupart s'en fâchaient ; mais que leur servait-il ?
C'étaient les plus moqués ; le mieux était de rire,
Ou de s'en aller, sans rien dire,
Avec son soufflet et son fil.
De chercher du sens à la chose,
On se fût fait siffler ainsi qu'un ignorant.
La raison est-elle garant
De ce que fait un fou ? Le hasard est la cause
De tout ce qui se passe en un cerveau blessé.
Du fil et du soufflet pourtant embarrassé,
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Qui, sans hésiter davantage,
Lui dit : Ce sont ici hiéroglyphes tout purs.
Les gens bien conseillés, et qui voudront bien faire,
Entre eux et les gens fous mettront pour l'ordinaire
La longueur de ce fil ; sinon je les tiens sûrs
De quelque semblable caresse.
Vous n'êtes point trompé : ce Fou vend la sagesse.

Link para o texto em língua francesa aqui.

14 de abril de 2020

Fábula de La Fontaine..


O Ancião e os Três Jovens

Um octogenário plantava árvores.
"Construir, nessa idade, entende-se; porém, plantar árvores?, diziam três Jovens da vizinhança. "Sem dúvida, está caduco! Que fruto obterá de seu trabalho? Quantos anos você ainda tem de vida? Por que trabalhar para um futuro que não vai aproveitar? Pense nos erros passados, renuncie às esperanças futuras e aos empreendimentos ambiciosos. Este solo é bom somente para nós".
"Não é assim", respondeu o Ancião. "Tudo o que projetamos tarda em se realizar e dura pouco. As pálidas Parcas jogam da mesma forma com os seus dias e com os meus. Igualmente breves são suas vidas. Quem de nós será o último a ver a luz do dia? Meus bisnetos e tataranetos se lembrarão de mim como um homem honrado que se aplicou no trabalho para o bem alheio. Essa satisfação é um fruto que eu colho e saboreio hoje mesmo, e saborearei amanhã e alguns dias mais, pois é possível que eu veja muitas auroras sobre a sepultura de vocês".
O Ancião tinha razão.
Um dos três Mancebos se afogou no porto, indo para a América. Outro, ansioso por alcançar os primeiros postos nas missões de Marte, servindo à República, sucumbiu a um golpe imprevisto. O terceiro caiu de uma árvore que tentava cortar; e o Ancião, depois de chorar sua morte, escreveu na lápide funerária o que acabei de contar.

Fábulas de La Fontaine, ilustrações de Gustave Doré, editora Lafonte.




LE VIEILLARD
ET LES TROIS JEUNES HOMMES

Un octogénaire plantait. (1)
Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge !
Disaient trois Jouvenceaux, enfants du voisinage ;
Assurément il radotait.
....... ...... Car au nom des Dieux, je vous prie,
Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?
Autant qu'un patriarche il vous faudrait vieillir.
À quoi bon charger votre vie
Des soins d'un avenir qui n'est pas fait pour vous ?
Ne songez désormais qu'à vos erreurs passées :
Quittez le long espoir et les vastes pensées ;
Tout cela ne convient qu'à nous.
Il ne convient pas à vous-mêmes,
Repartit le Vieillard. Tout établissement (2)
Vient tard et dure peu. La main des Parques blêmes
De vos jours et des miens se joue également.
Nos termes(3) sont pareils par leur courte durée.
Qui de nous des clartés de la voûte azurée
Doit jouir le dernier ? Est-il aucun moment
Qui vous puisse assurer d'un second seulement ?
Mes arrière-neveux me devront cet ombrage :
Hé bien défendez-vous au Sage
De se donner des soins pour le plaisir d'autrui ?
Cela même est un fruit que je goûte aujourd'hui :
J'en puis jouir demain, et quelques jours encore ;
Je puis enfin compter l'aurore
Plus d'une fois sur vos tombeaux.
Le Vieillard eut raison ; l'un des trois Jouvenceaux
Se noya dès le port allant à l'Amérique.
L'autre, afin de monter aux grandes dignités,
Dans les emplois de Mars servant la République, (4)
Par un coup imprévu vit ses jours emportés.
Le troisième tomba d'un arbre
Que lui-même il voulut enter ; (5)
Et pleurés du Vieillard, il grava sur leur marbre
Ce que je viens de raconter.

La forme est celle d'une narration ; en fait, une inscription "gravée dans le marbre" par l'un des personnages de la narration...ce que nous révèlent les deux derniers vers.
La narration trouve ses sources dans Abstémius où le débat se limite à un vieillard et à un seul jeune homme qui se tue en tombant d'un arbre où il était monté pour prendre des greffes.
Ce modèle est enrichi de nombreux souvenirs d'Horace, Sénèque, Cicéron, Virgile.

(1) faisait planter
(2) tout ce que l'homme établit
(3) les limites de notre existence
(4) l'État
(5) greffer

fonte: clique aqui

Omnia Vanitas 💀

5 de abril de 2020

Fábulas e contos ...


Olá, leitor!

Eu sou apaixonada por contos e fábulas (infantis?). Então, eu decidi compartilhar algumas dessas maravilhas com vocês deste exemplar da foto!

A metologia será da seguinte forma: publicarei a história escolhida do livro e tentarei achar o conto no idioma original. Sobre as ilustrações, que neste livro são de Gustave Doré, será disposta a mesma que se encontra no livro que irei reproduzir.






O Sol e as Rãs

Celebram-se as bodas de um Tirano e o Povo, com festiva algazarra afoga suas preocupações em copos cheios. Esopo era o único que no via com bons olhos tais celebrações.
Contava ele que, em épocas passadas, o Sol pensou em se casar. Em seguida começaram as lamentações das Rãs. "Que será de nós, se ele tiver filhos?", perguntaram as Cidadãs da lagoa. "Com apenas um Sol já sofremos; quando houver meia dúzia deles, os mares e todos os seus habitantes sumirão. Adeus, pântanos e córregos! Nossa raça diminuirá e logo estará reduzida às águas do Estige". Para um pobre Animal, as Rãs, ao meu ver, racionavam muito bem".


Le Soleil et les Grenouilles

Aux noces d'un Tyran (1) tout le Peuple en liesse
Noyait son souci dans les pots (2).
Esope seul trouvait que les gens étaient sots
De témoigner tant d'allégresse.
Le Soleil, disait-il, eut dessein autrefois
De songer à l'hyménée.
Aussitôt on ouït (3) d'une commune voix
Se plaindre de leur destinée
Les Citoyennes des étangs.
Que ferons-nous, s'il lui vient des enfants ?
Dirent-elles au Sort, un seul Soleil à peine
Se peut souffrir (4). Une demi-douzaine
Mettra la mer à sec et tous ses habitants.
Adieu joncs et marais : notre race est détruite.
Bientôt on la verra réduite
A l'eau du Styx (5). Pour un pauvre Animal,
Grenouilles, à mon sens, ne raisonnaient pas mal.

(1) chez les Grecs : souverain absolu d'une cité
(2) les cruches de vin (on dit actuellement prendre un pot pour prendre un verre)
(3) on entendit (on n'emploie plus ce verbe que dans l'expression J'ai ouï dire)
(4) supporter
(5) Le Styx est le fleuve marécageux des Enfers, dans la mythologie. Les grenouilles n'auront plus qu'à s'y réfugier


fonte para texto em francês aqui.

Os Meninos da Rua Paulo - Prefácio

  Olá, abandonado leitor!  Comecei neste final de semana a leitura de "Os Meninos da Rua Paulo". Ainda não cheguei na página 50, a...